Vous êtes ici

Pêche à la Coquille St Jacques (Pêcheur en mer)

Depuis quelques jours, plusieurs coureauleurs de l’île d’Oléron sont basés au port de pêche de Boyardville. Ils sont là pour la pêche à la coquille Saint-Jacques qui a lieu chaque année à la fin de l’automne dans les pertuis selon des règles très strictes.

15 novembre 8h30, le petit bateau vient de sortir du port de pêche en compagnie d’une vingtaine d’autres du même gabarit et fait route au nord-ouest dans le pertuis Breton.
C’est le premier jour pour la coquille Saint Jacques, une pêche très spéciale et très réglementée :

« elle n’est ouverte que quelques jours par an à l’automne en fonction du stock de coquillages. Nous avons le droit de pêcher sur une zone prédéfinie dans un laps de temps strictement limité ».

Le capitaine du bateau explique en surveillant son cap, attentif à sa route et veillant discrètement ses deux matelots qui préparent les dragues métalliques.

« Dans 50 minutes exactement, la vedette des Affaires Maritimes va donner le top départ à la VHF et nous n’aurons que 6 heures pour rapporter le plus de coquilles  possible, ce n’est pas le moment d’emmêler un câble ».

Pendant la pêche on ne parle plus, pas le temps ; la drague descend et remonte toutes les 30 minutes et entre deux traits, les matelots trient les coquillages rapidement : chacun a sa pige pour vérifier la maille réglementaire et les coquilles trop petites sont écartées. Inutile d’essayer de tricher car l’amende est lourde et la surveillance efficace.

« La coquille, c’est une bonne pêche quand la ressource est là mais on n’est pas tout seuls et c’est à la criée ce soir qu’on verra si on s’en sort bien! ».

Pêche à la coquille, technique

La première caractéristique de la pêche à la coquille Saint-Jacques c’est une réglementation très stricte qui permet de préserver la ressource dans les pertuis charentais.
Autorisée en hiver pendant des délais assez courts, novembre à février, la pêche se pratique sur des zones ensemencées chaque année pour entretenir le stock de coquillage.

Les bateaux  peuvent pêcher deux ou trois jours par semaine seulement sur une zone strictement définie et dans un temps limité.
Les Affaires Maritimes présentes sur l’eau sont garantes du respect des règles par tous les bateaux : ils peuvent être plusieurs dizaines venus d’Oléron, La Rochelle ou même de Vendée.

Pour pratiquer cette pêche, les petits coureauleurs locaux s’équipent de dragues.
Ces poches métalliques tressées avec de grands anneaux pour ne capturer que les gros coquillages sont traînées sur le fond et relevées régulièrement avec le treuil hydraulique du bord.
Les coquilles déversées sur le pont sont rapidement triées et contrôlées avec des piges pour éliminer les petites qui seront remises à l’eau plus tard.

Pendant le trajet retour, l’équipage calibre les coquillages, les nettoie et les met en caisse pour qu’ils soient livrés à l’encan dès l’arrivée au port.

Découvrez les 4 espaces côtiers

Découvrez d'autres métiers de l'espace Pertuis

Pêcheur en mer - La Crevette grise

Voir le métier

Mytiliculteur - Elevage sur filière / en eau profonde

Voir le métier
txt alternatif
txt alternatif
txt alternatif
txt alternatif
txt alternatif
txt alternatif
txt alternatif
txt alternatif
Portage administratif du projet par l’Office de Tourisme de l’île d’Oléron et du bassin de Marennes. Projet financé par le programme Axe 4 du Fonds Européen pour la Pêche, le Pays Marennes Oléron, la Région Poitou-Charentes, le Port de la Cotinière et le Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes. L’Europe s’Engage en France avec le Fonds Européen pour la Pêche.