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Récolte du sel (Saunier)

Le travail du marais salant

Avec la transformation des anciens marais salants en claires ou bassins d’élevage, le métier de saunier avait presque disparu du Pays Marennes Oléron. Depuis quelques années, il renaît grâce à des jeunes qui s’investissent dans ce métier ancestral : Amandine est l’une d’entre eux. Après s’être initiée au métier à Guérande en Loire Atlantique et sur l'île de Ré, elle a remis en état un ancien marais salant sur l’île d’Oléron et l’exploite depuis quelques années.

« Pour réussir sa saison il faut d’abord savoir préparer son marais, c’est essentiel ».

La préparation et l’entretien du marais sont des activités assez physiques : il faut consolider les pourtours du bassin et de ses digues endommagées par les intempéries hivernales en rechargeant en vase. Il faut aussi enlever le surplus de vase accumulé au fond du bassin, c’est le plus dur : la vase ramenée au bord à l’aide d’un grand rouable (raclette géante) est ensuite lancée sur le talus à  l’aide d’une pelle ou « boguette » en carbone.
Après vérification des vannes et de tout le circuit d’alimentation en eau du marais, il ne reste plus qu’à attendre la belle saison.

A partir du mois de mai, si les conditions sont favorables, la saison peut commencer.

Tous les jours, en fin d’après-midi, il faut d’abord récolter la fleur de sel qui s’est formée en surface : elle est tirée (cueillie) délicatement sur les bords à l’aide d’une « lousse », un outil assez large équipé d’une passoire rectangulaire qui permet de séparer l’eau de la fleur de sel. Celle-ci est ensuite chargée sur une petite brouette pour être mise à l’abri.

Plus tard, le gros sel est extrait avec un autre outil, une « simouche », une raclette très légère équipée d’un grand manche pour pouvoir aller chercher le sel au plus loin du bassin. La manipulation est plus physique et les quantités récoltées beaucoup plus importantes.
Bien sûr ces manipulations quotidiennes sont entièrement dépendantes de la météo.
Il faut du soleil, de la chaleur et beaucoup de vent pour que l’évaporation de l’eau soit optimum et assure un bon fonctionnement du marais.

Un simple gros orage en fin de journée peut faire fondre en quelques minutes la récolte du jour.

La fleur de sel

Sur les 30 tonnes de sel récoltées sur une très belle saison provenant des 50 aires du marais d’Amandine, il y a environ 10 % en fleur de sel.
Un chiffre très important car c’est la fleur de sel qui assure la rentabilité de l’exploitation : considérée aujourd’hui comme un produit haut de gamme, elle est vendue dans les commerces et sur les marchés de l’île pour le plus grand plaisir des locaux et des touristes.

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Portage administratif du projet par l’Office de Tourisme de l’île d’Oléron et du bassin de Marennes. Projet financé par le programme Axe 4 du Fonds Européen pour la Pêche, le Pays Marennes Oléron, la Région Poitou-Charentes, le Port de la Cotinière et le Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes. L’Europe s’Engage en France avec le Fonds Européen pour la Pêche.