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Elevage de palourde (Vénériculteur)

Elevage de palourdes en claire

Quitter la route pour entrer dans le marais de Saint Just Luzac, c’est changer de monde pour entrer dans un univers de terre et d’eau dominé par un ciel omniprésent où seuls les quelques établissements ostréicoles présents donnent un peu de relief au paysage.

Gérant de l’établissement, Stephan tire parti de toutes les ressources de ce territoire pour concilier plusieurs activités : les huîtres bien sûr, mais aussi les pousses en claires, l’élevage de palourdes et la culture de la salicorne.

Ce matin, aidé par son employé, deux stagiaires du lycée de Bourcefranc et un apprenti en CAP au Lycée de Guérande, il charge la remorque de son pick-up avec des cageots de palourdes tout juste sortis du bassin de décantation : il doit aller les mettre à grossir dans une claire, ainsi que des huîtres qui seront récupérées dans une autre claire sur le chemin.
A peine arrivée, l’équipe se met au travail. Le patron descend dans la claire préalablement asséchée et déploie un grand filet vert. Rapidement, il attrape les cageots de palourdes un à un, et sème énergiquement les coquillages sur la moitié du filet. Ensuite avec son employé, ils replient le filet sur lui-même et le bloque dans la vase avec un outil fait maison : un  manche équipé d’un triangle en acier inoxydable, particulièrement efficace pour pénétrer le sol sans endommager le filet.

Cette méthode n’est pas employée par tous les éleveurs mais elle empêche les coquillages de trop s’enfoncer et facilite leur récolte : il suffit de remonter et vider le filet pour récupérer la production d’un coup.
Les huîtres sont également disposées sur un filet mais placées à la main par les cinq hommes à genoux dans la vase : chaque huître est posée soigneusement à l’endroit en respectant une distance minimum entre elles pour qu’elles puissent grossir dans les meilleurs conditions et devenir des pousses en claire appréciées des connaisseurs.
Le travail terminé il ne reste plus qu’à remettre la claire en eau : dans quelques mois la récolte sera bonne.

Apprendre le métier

Stephan apprécie de travailler avec des stagiaires ou des apprentis :

« il y a des jeunes intéressés par nos métiers et il faut les aider à les découvrir. Ils doivent pratiquer pour être sûrs que c’est là qu’ils veulent aller. Dans nos métiers, il n’y a pas de routine mais il faut aimer la vie au grand air et le travail physique ».

Les deux stagiaires sont élèves au Lycée de la Mer de Bourcefranc, alors que l’apprenti est en CAP au Lycée de Guérande en Loire Atlantique. Plus tard, il aimerait reprendre une exploitation ostréicole ici ou en Bretagne.

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Portage administratif du projet par l’Office de Tourisme de l’île d’Oléron et du bassin de Marennes. Projet financé par le programme Axe 4 du Fonds Européen pour la Pêche, le Pays Marennes Oléron, la Région Poitou-Charentes, le Port de la Cotinière et le Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes. L’Europe s’Engage en France avec le Fonds Européen pour la Pêche.